jeudi 26 juin 2008
Y'a du gras...
Ce que j’aimais…
Il faut dire que la « cuisine » était bien organisée ; nous étions pauvres, et nombreux à table, alors il y avait une sorte de menu revenant chaque semaine. Tel jour, le midi ou le soir, ça ne variait qu’en fonction des saisons, et l’on pouvait même retrouver la même chose chaque année…Aucun produit industriel genre yaourt, et autres desserts tout fait.
C’était plus une question d’ambiance à table, l’été les fenêtres grandes ouvertes, l’hiver la chaleur des plaques rouges de la cuisinière.
Les châtaignes….waou…les châtaignes… Nous les gosses nous étions mis à contribution pour les éplucher, personne ne rechignait vraiment. Je me souviens qu’en même temps on faisait nos devoirs…et les récitations. Les châtaignes étaient préparées bouillies, et ensuite il fallait enlever la deuxième peau chacun dans son assiette, en se brûlant les doigts, certaines s’épluchaient toutes seules déjà en miettes, d’autres restaient bien en forme…et celles là promettaient bien du plaisir. Ensuite on remplissait notre assiette creuse de lait froid, recouvrant les châtaignes…La tartine, et une bonne couche de beurre ( salé hein…je parle pas de margo). Et là plus personne ne disait rien…C’était « les châtaignes »…
Peu de temps avant il y avait eu « les champignons » essentiellement les rosés et les coulemelles, que nous étions tous capable d’identifier sans besoin du pharmacien ( y’ avait pas de pharmacie d’abord).
Je ne vous parle pas du temps des grenouilles…pourtant là aussi y'avait du régal…mais nous étions des gosses un peu sauvages quand même, nous passions nos journées de grandes vacances au milieu des marais de Grandes Briére, qui commençaient au fond du jardin…Des sauvages…
L’hiver il avait aussi le pot-au -eu et …la soupe de pot-au-feu, et le vermicelle en lettres de l’alphabet. Alors ça j’aimais ça, je venais d’apprendre à écrire alors j’écrivais des trucs au bord de mon assiette . Il fallait chercher la bonne lettre dans le bouillon, la faire monter à sa place, et puis discrètement tourner son assiette pour que son voisin d’en face puisse lire…C’était rigolo…
Çà se terminait toujours par une gifle de ma voisine de droite…
-Mange !
- Y’a du gras .
-Fallait pas laisser refroidir.
Nous buvions toujours du Kéfir … et ça c’est pas tout le monde !
Ce billet, écrit à 18:00 par Dom dans la catégorie Mon histoire a suscité :



